Au Gouvernorat de Maradi, DIKO a réuni l’ensemble des parties prenantes institutionnelles et communautaires pour un atelier de revue de mi-parcours. Financé par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) avec l’appui technique de l’UNICEF, ce programme ambitieux garantit un accès continu à une éducation inclusive, alternative et formelle aux enfants des communes de Mayahi, Kornaka et Guidan Amoumoune.
La région de Maradi fait face à un double défi : une pression démographique élevée combinée à des vulnérabilités socio-économiques qui compromettent trop souvent la scolarisation des enfants. Dans les départements de Mayahi, Kornaka et la commune de Guidan Amoumoune, l’éloignement des infrastructures scolaires, les déplacements de populations et la précarité des ménages constituent autant de facteurs de déscolarisation précoce.
Pour répondre à cette urgence éducative, DIKO, en partenariat stratégique avec l’UNICEF et grâce aux fonds du BMZ, déploie une réponse globale et flexible. Intitulé « Fourniture d’une éducation à plusieurs niveaux », ce projet refuse une approche uniforme de l’enseignement. Il combine l’éducation formelle traditionnelle, les passerelles non formelles et alternatives, ainsi que la mise en place d’Espaces Temporaires d’Apprentissage (ETA) pour réintégrer rapidement les enfants hors du système scolaire.
Organisé dans l’enceinte symbolique du Gouvernorat de Maradi, cet atelier de revue s’inscrit au cœur des exigences de transparence et de redevabilité de l’ONG DIKO. Il a rassemblé les cadres régionaux de l’éducation nationale, les autorités coutumières, les comités de gestion des établissements scolaires (COGES) et les équipes techniques de terrain.
Trois objectifs cardinaux ont guidé les délibérations de cette journée d’évaluation :
La mesure de la performance opérationnelle : Analyser les taux de fréquentation, la rétention des élèves (particulièrement des jeunes filles) et l’état d’avancement des Espaces Temporaires d’Apprentissage installés à Mayahi, Kornaka et Guidan Amoumoune.
La capitalisation des bonnes pratiques : Partager les succès de l’ingénierie pédagogique non formelle qui permet à des enfants déscolarisés de rattraper leur retard et de réintégrer le circuit formel.
L’identification objective des verrous du terrain : Identifier les goulots d’étranglement logistiques, environnementaux ou sociaux afin d’adapter la stratégie pour les phases à venir.
« Une crise ou une vulnérabilité géographique ne doit jamais être une sentence d’ignorance pour un enfant. En diversifiant les offres éducatives à Maradi, nous prouvons qu’avec des espaces adaptés et un soutien institutionnel fort, aucun enfant ne reste au bord du chemin. »
L’originalité du projet réside dans sa capacité à offrir une réponse sur-mesure aux trajectoires de vie des enfants de la région de Maradi :
L’Éducation Formelle : Appui direct aux écoles publiques par la fourniture de matériel et le renforcement des capacités des enseignants.
L’Éducation Non Formelle et Alternative : Centres de rattrapage et programmes d’alphabétisation accélérée pour les jeunes ayant dépassé l’âge légal de scolarisation.
Les Espaces Temporaires d’Apprentissage (ETA) : Structures légères, sécurisées et équipées, capables de maintenir l’acte d’apprendre dans les zones à forte pression humanitaire ou d’accueil de populations déplacées.
Pour le Gouvernement du Niger et la Direction Régionale de l’Éducation Nationale (DREN) de Maradi, cette initiative constitue une contribution directe à la mise en œuvre du Plan Sectoriel de l’Éducation. Elle renforce la capacité d’accueil de l’État dans des zones rurales enclavées et garantit une continuité pédagogique essentielle pour le développement du pays.
Pour l’UNICEF et le BMZ, la méthodologie rigoureuse déployée par DIKO lors de cet atelier de revue valide l’efficacité des investissements allemands au Niger. L’approche axée sur la capitalisation des données du terrain garantit que chaque euro investi se traduit par un impact mesurable sur la scolarité et la protection de l’enfance.
L’atelier de revue de Maradi ne marque pas une fin, mais une étape d’élan. En tirant les enseignements précis des activités menées à Mayahi, Kornaka et Guidan Amoumoune, l’ONG DIKO et ses partenaires réaffirment leur détermination à affiner leur dispositif. Fort du soutien indéfectible du BMZ et de l’UNICEF, DIKO continue de prouver que l’éducation demeure l’investissement le plus puissant pour bâtir un Niger résilient, instruit et tourné vers l’avenir.