ONG DIKO

Dans la région de Maradi, la lutte contre la désertification et l’autonomisation des femmes rurales franchissent un cap décisif. Dans le cadre du programme conjoint RWEE II, l’ONG DIKO a orchestré la distribution de 100 foyers améliorés dans la commune de Gazaoua. Une action à haut impact social et environnemental, patronnée par les plus hautes autorités régionales et onusiennes.

L’accès à une énergie propre et économe demeure l’un des piliers invisibles mais fondamentaux du développement humain en milieu rural au Niger. Dans la région de Maradi, où la pression démographique et les effets du changement climatique accélèrent la dégradation du couvert végétal, la corvée de bois pèse de manière disproportionnée sur le quotidien des femmes.

C’est pour inverser cette tendance que s’emploie le projet RWEE II (Accelerating Progress Towards Economic Empowerment of Rural Women / Accélérer les progrès vers l’autonomisation économique des femmes rurales). Ce programme incarne un modèle d’efficacité en réunissant l’expertise combinée de trois agences majeures du système des Nations Unies : ONU Femmes, la FAO et le PAM.

Financé par la Norvège et la Suède, deux partenaires stratégiques historiques du développement au Niger, le projet s’appuie sur l’ancrage communautaire et la maîtrise opérationnelle de l’ONG DIKO pour traduire les engagements internationaux en solutions concrètes sur le terrain.

La cérémonie de remise officielle des 100 foyers améliorés témoigne de l’importance politique et stratégique accordée à cette initiative. Placée sous le parrainage de la Représentante Pays d’ONU Femmes et honorée par la présence effective du Gouverneur de la région de Maradi, la rencontre a réuni les groupements féminins issus de quatre villages cibles de la commune de Gazaoua : Madobi, Guidan Gazobi, El Gueza et Sahia.

Cette mobilisation au plus haut sommet souligne la volonté conjointe de l’État du Niger et de ses partenaires de placer les femmes rurales au centre des stratégies de résilience communautaire et de souveraineté environnementale.

L’introduction des foyers améliorés dans les ménages de Gazaoua dépasse la simple distribution de matériel. Il s’agit d’un levier de transformation systémique qui touche simultanément à la santé, à l’économie domestique et à la sauvegarde de la biodiversité.

En réduisant drastiquement la consommation de bois de chauffe (jusqu’à 50 à 60 % par rapport aux foyers traditionnels à trois pierres), ces équipements freinent le déboisement incontrôlé dans la région de Maradi et participent activement à la lutte contre la désertification.

L’exposition prolongée aux fumées toxiques de cuisson constitue l’une des principales causes de maladies respiratoires en milieu rural. Les foyers améliorés assurent une combustion plus propre, protégeant ainsi la santé des femmes et des jeunes enfants.

La collecte du bois est une tâche pénible et chronophage qui expose souvent les femmes à des risques sécuritaires. Réduire la quantité de bois nécessaire, c’est libérer un temps précieux pour les bénéficiaires.

Le temps et l’argent économisés grâce à la réduction des achats de bois sont réinvestis par les femmes dans des Activités Génératrices de Revenus (AGR), l’éducation des enfants ou la nutrition de la famille, renforçant ainsi la résilience globale du ménage.

« Donner un foyer amélioré à une femme rurale, c’est lui restituer son temps, préserver sa santé et lui offrir les moyens d’investir dans son propre avenir économique. C’est la preuve que l’écologie et l’autonomisation des femmes marchent main dans la main. »

Pour les gouvernements de Norvège et de Suède, cette intervention est l’illustration parfaite de l’efficience de l’aide internationale : un investissement ciblé qui répond simultanément à plusieurs Objectifs de Développement Durable (ODD 3 : Santé, ODD 5 : Égalité entre les sexes, ODD 7 : Énergie propre, et ODD 13 : Lutte contre les changements climatiques).

Pour le Gouvernement du Niger, le déploiement du projet RWEE II par l’ONG DIKO soutient directement les politiques nationales de gestion durable des terres et de promotion de la femme. En responsabilisant les groupements féminins de Gazaoua, l’action contribue à bâtir des communautés rurales autonomes, moins dépendantes de l’assistance d’urgence et mieux armées face aux chocs climatiques.

L’activité menée à Gazaoua prouve que la résilience du Sahel s’écrit à travers des solutions locales, adaptées et durables. L’ONG DIKO et l’ensemble de ses partenaires institutionnels et financiers réaffirment leur engagement à poursuivre cette dynamique. En dotant les femmes rurales des outils de leur propre développement, le Niger construit pas à pas un avenir plus vert, plus juste et plus prospère pour tous.

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