ONG DIKO

Sous l’impulsion de l’Alliance Citoyenne pour la Promotion des Droits (ACPP) et avec l’appui financier de la Coopération Espagnole, une délégation de premier plan de la société civile nigérienne s’est rendue à Dakar. Cet atelier régional de partage d’expertises pose les jalons d’un front commun transcontinental contre les unions précoces et forcées au Sahel et en Afrique de l’Ouest.

Le mariage des enfants demeure l’une des violations les plus persistantes des droits humains en Afrique subsaharienne. Qu’il s’assied sur des pesanteurs socioculturelles, des vulnérabilités économiques exacerbées par le changement climatique ou des barrières d’accès à l’éducation, ce fléau brise l’avenir de millions de jeunes filles, compromettant leur santé, leur scolarité et leur autonomisation future.

Face à ce défi interconnecté, les approches purement nationales montrent parfois leurs limites. C’est dans une optique de mutualisation des forces et de diplomatie communautaire que s’est tenu, du 1er au 6 juin 2026 à Dakar, un atelier régional d’échange de haut niveau.

Portée par l’ACPP, la délégation nigérienne a réuni la fine fleur des Organisations de la Société Civile (OSC) engagées dans la protection de l’enfance et le plaidoyer éducatif :DIKO, le Réseau des Acteurs de la Formation de la Jeunesse au Niger (AFJN) et l’Association Nigérienne des Scouts de l’Environnement / Alternative Solidaire pour l’Éducation Pour Tous (ASO EPT).

Durant six jours de travaux intensifs, les acteurs nigériens et leurs homologues sénégalais ont procédé à une analyse comparative sans concession des dynamiques du mariage précoce dans leurs pays respectifs. Bien que le Sénégal et le Niger présentent des taux de prévalence différents, les déclencheurs structurels et les poches de résistance rurale affichent de troublantes similitudes.

L’un des résultats majeurs de cette mission dakaroise dépasse le simple cadre de l’apprentissage théorique : les participants ont jeté les bases structurelles d’un partenariat durable entre les OSC sénégalaises et nigériennes.

Cette alliance stratégique bénéficie de l’ancrage technique de l’ACPP et du soutien financier hautement stratégique de la Coopération Espagnole (AECID). Pour ce bailleur de fonds bilatéral, cet appui démontre un alignement strict sur les principes de l’efficacité de l’aide internationale : favoriser la coopération Sud-Sud, horizontaliser les relations entre partenaires et investir dans des coalitions de la société civile capables de mener des plaidoyers régionaux d’envergure auprès d’instances comme la CEDEAO ou l’Union Africaine.

La réussite de la mission de la délégation nigérienne à Dakar marque un tournant historique pour l’ONG DIKO et ses pairs. En unissant leurs voix et leurs expertises, les acteurs civils prouvent que la protection de la jeune fille africaine est un combat global qui ne s’arrête pas aux frontières administratives.

L’heure est désormais à la mise en œuvre de la feuille de route co-élaborée à Dakar. Grâce à la confiance renouvelée de l’ACPP et de la Coopération Espagnole, l’espoir est permis : celui de voir se lever une génération de jeunes filles sahéliennes et ouest-africaines libres de choisir leur destin, éduquées et actrices à part entière du développement de leurs nations.

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